mercredi 21 octobre 2009

le quizz du jour

la question : pourquoi me suis-je garée sur la place de parc de mon chef ce matin ?
attention : plusieurs réponses possibles

1. parce qu'après 40 min de route et 15 min à arpenter les rues en long, en large et en travers pour trouver une place, j'ai cédé à la facilité d'une place libre (vu que mon chef n'est pas là le mercredi) ?

réponse : faux. Bien que cette réponse soit la vérité, cette raison n'a pas été jugée valable

2. parce que je voulais foutre la merde.

réponse : exacte. Ben ouais bien que je n'en avais ni le temps, ni l'envie, et que j'étais là dans le but unique de travailler, c'est la seule raison acceptable

3. parce que je voulais que B.soit de mauvaise humeur ce matin

réponse : possible. En tout cas, action volontaire ou pas ça a marché !

4. parce que je voulais démontrer que B. est un con

réponse : possible parce que facile. Un type qui râle parce que dans un parking vide, il est obligé de se garer sur la place de gauche et non sur la place de droite, vous appelez ca comment vous ? Un CON. On est d'accord!

5. parce que la place de mon chef est la meilleure du parking ?

réponse : c'est évident. Cette place de parc c'est le seul endroit de 3m2 de la ville qui bénéficie d'un micro-climat ou il ne pleut jamais, ou le sol est chauffé par un système ingénieux et compliqué de géothermie et cerise sur le gâteau, hyper facile d'accès avec son mur tout à droite et les voitures en épi derrière. Trop facile!

6. Parce que B. ne sait pas faire un créneau et que j'aurais voulu que le parking soit plein et qu'il soit obliger de foirer un créneau juste devant les fenêtres de mon bureau.

réponse : j'avoue c'est jouissif cette vision.

7. parce que je voulais prouver que le copinage est encore une pratique courante dans le règlement de l'entreprise

réponse : bien que ce soit la seule raison pour que ce type bénéficie du soutien du chef des places de parking (pardon, on dit responsable des services généraux), c'est aberrant de constater que le copinage, bien qu'omni-présent dans les décisions stratégiques est difficilement justifiable et donc on va tout droit à la question no.8

8. parce que je voulais qu'on me prenne pour une conne

réponse : exacte. C'est bien connu, j'adore qu'on me prenne pour une conne en me fournissant une excuse bidon pour expliquer que ce type a besoin d'une place de parc. Ben ouais, quand on vous dit que ce type doit se déplacer plusieurs fois dans la journée sur les autres sites du siège et que pour son confort personnel, il est important qu'il soit sur de retrouver sa place à son retour, mais que de toute la journée sa voiture n'a pas bougé et que l'autre site du siège se trouve de l'autre coté de la rue, ca justifie vachement sa place de parc. Et pour croire que je vais gober cette excuse bidon, ce n'est pas me prendre pour une conne ?

9. parce que je suis stupide

réponse exacte . Comment pauvre créature stupide ai-je pu céder à la tentation d'une place libre après avoir sillonné le quartier et espéré trouver une place dans un rayon de 500m? comment ai-je pu penser que j'allais bénéficier du confort personnel d'avoir ma voiture garée dans le parking de l'entreprise? comment ai-je pu oublier que seul un homme peut bénéficier d'un confort personnel? qu'ils savent mieux conduire que nous, qu'alors c'est pour notre bien qu'on nous oblige à tourner, reculer, tenter un créneau par la droite, par la gauche, en avant, en arrière, et ce chaque jour

Alors vous avez fait combien de point?

Si vous avez répondu tout faux, vous êtes surement une fille...

Retour à la maternelle


Imaginez cette scène : une cour d'école avec des petits enfants. Soudain un gosse pique la bille d'un autre et le mioche frustré s'empresse de crier, râler, menacer d'aller tout raconter à la maitresse. Jusque là rien d'extraordinaire, scène on-ne-peut-plus banale, et même si le râleur crie un peu trop fort, pleure des larmes de crocodile, il est néanmoins dans son droit et on se dépêche de demander au petit chapardeur de bien vouloir rendre la bille, qui est au cœur de tant d'émoi, pour faire justice mais surement pour faire arrêter au plus vite les cris stridents. Certaines bonnes âmes oseront peut être ne pas céder à l'enfant capricieux en bredouillant un "il faut prêter ses jouets, il faut partager"... et ce, seulement si le chapardeur n'est pas un mauvais bougre, et qu'il voulait juste jouer aussi.
Maintenant imaginez la même scène, mais remplacez la bille par un joli caillou qui n'appartient à personne, donc à tout le monde. La règle n'est-elle pas "c'est le 1er qui dit qui y est"? Pourquoi celui qui a vu le caillou en premier devrait-il le rendre à l'autre? Pourquoi celui qui a réagi trop tard ferait-il une crise ou un caprice? et pourquoi la maitresse cèderait-elle à ce caprice?

Dans les 2 scènes, pourquoi doit-on en arriver à crier, criser pour obtenir ce que l'on veut? Ne pouvons - nous pas demander gentiment de rendre ce qui ne nous appartient pas? de prêter ou partager?
Vous allez me dire c'est une histoire de gosses ! OK mais maintenant imaginez une 3ème scène, la même que la 2ème, mais vous remplacez la cour d'école par une cour d'entreprise, les enfants par 2 employés au même niveau de hiérarchie (mais pas du même sexe) et le caillou par une place de parc. Vous seriez surpris de voir que parfois certains adultes diffèrent peu des enfants.
L'adulte de sexe masculin vous fait un caca nerveux parce que vous vous êtes garé sur une place de parc qui n'est pas la sienne mais sur laquelle il comptait bien se garer, il vous insulte, ne vous laisse pas vous justifier et conclut en disant qu'il va aller le dire à la maitresse!! La maitresse en autre est un maitre, et qui par copinage et solidarité masculine vous obligera à rendre la place de parc. Il va sans dire, qu'il y avait d'autres cailloux (tous très beaux) dans la cour ce jour là, et que le pauvre gosse lésé par la méchante gamine s'est retrouvé dans un 1er temps (avant que le maitre ne fasse justice) contraint de se garer sur une place voisine vide, bien située, mais pas celle qu'il voulait !!
L'histoire ne s'arrête pas là. Pour faire justice, le maitre ne peut pas avouer qu'ils sont copains et donc qu'il donnera la place à son copain mais pas à vous. Même si le copinage est monnaie courante, il est difficilement justifiable. Donc on va continuer de vous prendre pour une conne en argumentant une excuse bidon : un besoin professionnel de se déplacer plusieurs fois dans la journée pour aller sur les autres sites du siège et avoir la sécurité et le confort de retrouver sa place de parc à chaque retour. C'est une bonne excuse! vous ne trouvez pas ? si si c'est une bonne excuse quand c'est vrai, parce que d'une part le type se déplace rarement et que l'autre site du siège se trouve de l'autre coté de la rue !! C'est pas nous prendre pour une conne ça? Parce ce qu'il ne pouvait pas dire, mon copain habite quelques rues au dessus, il pourrait prendre le bus, ou venir à pied, non non non il fallait une raison de prendre sa voiture (comme ca on exclut d'un coup votre argument sur l'utilisation des transports en commun et on insiste sur le besoin d'avoir une place de parc attitré)

Ensuite, le comble c'est quand vous recevez la décision du maitre suprême, et que vous en prenez bonne note, en faisant toutefois remarquer le comportement infantile d'un homme de 30 ans, père de 2 enfants, le sale gosse déguisé en adulte, se rend compte qu'il n'avait pas dit au maitre qu'il avait fait une crise de sale gamin capricieux et que vous avez révélé tout haut la partie immature de cet ignoble individu.
Donc, le sale gamin, d'un coup, retrouve ses 30 ans et vous appelle pour mettre les points sur les i et tenter de vous convaincre que non il n'a pas crisé, qu'il faut terminer cette histoire au plus vite, il ira même jusqu'à suggérer qu'il faut arrêter les gamineries parce qu'on n'est pas à l'école maternelle!! Tiens donc! mais qui a commencé le 1er? Sa lâcheté le poussera à s'excuser pour avoir été insultant! wahoo une étincelle de maturité et d'intelligence? Faut pas rêver! les filles! Rappelons que tout cela n'arrive que lorsque le maitre lui a donné raison! alors maturité? ou sale gosse capricieux qui arrête de pleurer, sourit et fait le malin quand il a retrouvé son jouet?

lundi 28 septembre 2009

le cap est franchi !!

Et voilà, le cap des 1000 visiteurs a été franchi. Merci à vous tous

mercredi 9 septembre 2009

encore une chanson

coup classique, je l'ai entendu ce matin et même si suis pas une fan, cette chanson là, ca va

Ses mains me vont bien
Et tout son corps
Il part je sais qu'il revient
Mon chercheur d'or

Je rêve de si loin
Quand i
l m'endort
Cette fois je crois qu'j'en tiens un
Sentiment fort
Y a bien des vauriens
Qui s'raient d'accord
Mais lui j'me dis c'est quelqu'un
Mon chercheur d'or
Y aura des matins
Y aura des morts
On s'ra les derniers terriens
Qui s'aiment encore
Qui s'aiment encore
Comme amour, comme amour
Y a pas mieux
Et moi j'ai toutes mes mains
Pour le garder
Pour moi toute seule
Et pour le monde entier
Il est là sous ma peau
Tellement là sous ma peau
Et moi j'ai tout un cœur à faire tourner
Pour lui tout seul
Et pour le monde entier
Et c'est là sous ma peau
Tellement là sous ma peau
Ce n'est pas un saint
Mais je m'en sors
On pourrait pas l'aimer moins
Mon chercheur d'or
Je me passerais bien de ses trésors
N'en trouver que les parfums
Je peux encore,
Je peux encore,
Comme amour, comme amour
Y a pas mieux
Et moi j'ai toutes mes mains
Pour le garder
Pour moi toute seule
Et pour le monde entier
Il est là sous ma peau
Tellement là sous ma peau
Et moi j'ai tout un cœur à faire tourner
Pour lui tout seul
Et pour le monde entier
Et c'est là sous ma peau
Tellement là sous ma peau
Ses mains me vont bien
Et tout son corps
On s'ra les derniers terriens
Qui s'aiment
Ses mains me vont bien
Et tout son corps
On s'ra les derniers terriens
Qui s'aiment encore
Qui s'aiment encore


http://www.youtube.com/watch?v=-Ds9uMc03_Y

mercredi 19 août 2009

Parce que c'est toi

Axelle Red


Si tu crois un jour qu'je t'laisserai tomber
Pour un détail pour une futilité
N'aie pas peur je saurais bien
Faire la différence

Si tu crains un jour qu'je t'laisserai fâner
La fin de l'été, un mauvais cap à passer
N'aie pas peur personne d'autre n'pourrait
Si facilement te remplacer

Oh non pas toi
Vraiment pas toi
Parce que c'est toi le seul à qui je peux dire
Qu'avec toi je n'ai plus peur de vieillir

Parce que c'est toi
Rien que pour ça
Parce que j'avoue j'suis pas non plus tentée
D'rester seule dans un monde insensé

Si tu crois un jour q'tout est à refaire
Qu'il faut changer; on était si bien naguère
N'aie pas peur je n'veux pas tout compliquer
Pourquoi s'fatiguer

Et commence pas à te cacher pour moi
Oh non, je te connais trop bien pour ça
Je connais par coeur ton visage
Tes désirs, ces endroits de ton corps
Qui m'disent encore

Parce que nous c'est fort

Parce que c'est toi j'oserais tout affronter
Et c'est toi à qui j'pourrais pardonner
Parce que c'est toi
Rien que pour ça

Parce que c'est toi j'voudrais un jour un enfant
Et non pas parce que c'est le moment

Parce que c'est toi
Je veux te voir dedans

J'verrais dans ses yeux tous ces petits défauts
Parce que parfait n'est plus mon créneau
Parce que c'est toi
Parce que c'est toi le seul à qui j'peux dire
Qu'avec toi je n'ai plus peur de vieillir
Parce que c'est toi
Rien que pour ça
Parce que j'avoue j'suis pas non plus tentée
D'rester seule dans un monde insensé
Parce que c'est toi

lundi 17 août 2009

les 10 000 marches - 1er jour (suite)

La lessive est en cours et ma couleur repose. Je ne peux pas nier que pendant tout ce temps là, je cogite quand même.
Pourquoi avoir décidé de monter ces 10 000 marches maintenant? On est en pause non ? et jusqu'à présent personne n'a mis fin à cette pause! Disons que mon coté pessimiste doublé d'un coté prévoyant me pousse à m'attendre au pire. Quand on se prend une claque dans la tronche, ça fait toujours moins mal quand on s'y attend, même si ça fait mal quand même!
Ensuite, lui et moi, c'était une histoire vouée à une fin certaine. Pourquoi y être aller? Parce que malgré tout, et malgré mon âge, j'ai cru encore que l'amour dure toujours, et il faut avouer que notre histoire a quand même défié les lois de la logique, grâce à beaucoup d'amour. Alors malgré tout, oui on a bien fait d'y aller. Si cela n'avait été que pour quelques mois, peut-être pas? Mais pour 3 ans, oui ça valait le coup!
Aujourd'hui, puisque notre histoire doit s'arrêter un jour: vaut-il mieux souffrir maintenant ou remettre le mal à plus tard et re-prendre le risque d'être heureuse pour un temps incertain ?
N'en sommes-nous pas arrivés à un point ou l'on se fait plus de mal que de bien? Serais-je assez forte pour supporter une rupture dans 2 ans si j'ai 2 ans de bonheur à oublier en plus?
Peut-être est-il temps de lui rendre sa vie ? Mon rôle est fini, je lui ai apporté tout ce que je pouvais donner à un homme, je l'ai aidé à franchir un nouveau palier dans sa vie, et maintenant que ce palier est franchi, je n'ai peut être plus de place dans les paliers suivants? Je lui fais confiance, il est fort et saura se construire une belle vie! Mais pour ca, je dois le laisser aller vers d'autres bonheurs, d'autres amours...
Je ne sais pas, je ne sais plus et je suis perdue. La seule chose que je crois savoir, c'est que je lui fait du mal... Alors pour son bien et son bonheur, peut-être qu'il vaut mieux s'en aller?

les 10 000 marches - 1er jour

Bon objectif : monter 10 marches

Meilleur moyen : ne pas y penser. Donc en 1er : oublier le rêve de cette nuit dans lequel vous avez fait que vous embrassez, trop heureux d'être ensemble. Comme il parait que l'on rêve toujours le contraire de ce qui va arriver (par ex si tu rêves que tu as ton bac, c'est que tu l'as loupé), là suis prévenue : ce sera plutôt une journée sans. Si ca se limite à une journée sans lui, ça va aller, ça fait déja 15 jours que mes journées sont des journées sans. Par contre si ça tourne au règlement de compte à OK Coral, via internet mais sans les chevaux, mais quand même avec les fusils, ça va être dur de ne pas pleurer et de monter 10 marches!
Point positif : suis en vacances! Suis pas sure du coté positif des vacances. C'est pas mon fort. Au moins au boulot, le travail occupe l'esprit. Et puis, ces vacances c'était pour nous! Pour une fois qu'on pouvait passer 2 semaines ensemble! Alors règle no. 1 : oublier qu'on devait partager ces vacances. Ca fait déja 2 choses à oublier. Soyons réaliste, le but des ces 10000 marches, c'est de l'oublier lui, alors forcément, va falloir apprendre et la liste des choses à oublier risque d'être longue.
Oublier. Bon on sait bien qu'on n'oublie pas les gens qu'on a aimé. Disons qu'il faudrait arriver à y penser sans avoir mal. Mais quand même pour y arriver, au début faut oublier, remplir le vide par autre chose, ne plus laisser de place aux souvenirs et quand il n'y aura plus de vide, on peut laisser revenir les souvenirs.
Donc oublier, et dans un 1er temps, ne plus y penser. Ne plus y penser est le 1er pas pour l'oubli. Il faut conditionner son esprit à l'oubli. On n'oublie pas comme ça, tout d'un coup, en claquant des doigts. Alors pour ne plus y penser: penser à autre chose, occuper son esprit, s'occuper soi-même, et éviter l'oisiveté. Donc chaque matin établir un programme pour la journée et essayer de s'y tenir. Au moins tenir quelques heures. Je sais bien qu'il y aura toujours un moment ou tout va remonter, ou il va falloir être forte pour ne pas craquer. Dans le pire des cas, y penser, mais ne sélectionner que les mauvais moments, les mauvais souvenirs pour se convaincre que c'est mieux maintenant. Je dis dans le pire des cas, car je ne voudrais pas en arriver là, détruire ce qu'il y a eu de bon!

Donc au programme du jour : aller me faire une couleur (j'en ai besoin et c'est important de ne pas ressembler à un épouvantail quand on essaye de garder le moral), puis vaisselle-oiseaux-lessive et éventuellement courses (mais ça je peux garder pour demain). Et cet après midi : gazon et continuer ma bagarre contre les mauvaises herbes de ma terrasse et de ma cour. Vu l'état ça devrait m'occuper toute la semaine. Puis, refaire ma table de jardin, et s'il pleut : finir la mezzanine du garage. Acheter un bon bouquin pour les temps morts et le soir. Tester mon graveur DVD. Enfin, passer du temps avec Banzai, lui faire découvrir le monde autrement et continuer à lui offrir une vie meilleure.

les 10 000 marches - niveau zéro

Me revoilà en bas de 10 000 marches à monter.

Ce défi, que j'ai inventé il y a 9 ans, pour me voir avancer, pour ne pas sombrer. La vie continuait, mais dans mon désespoir, je me voyais stagner, enlisée dans ma tristesse, ou jour après jour, il me semblait que tout était toujours pareil et que je ne m'en sortirais pas.
Alors j'ai décidé que j'allais monter 10 000 marches et qu'à la fin je verrais bien ce qu'il y aurait tout en haut. En fait, en haut il y avait moi, 3 ans plus tard.

Le but 1er n'était pas d'arriver en haut, mais de monter ces marches et de me voir monter.
Le principe est simple : chaque journée banale, passée sans pleurer valait 10 marches; chaque sortie valait entre 20 et 100 marches selon la joie, le bonheur ressentis. Et chaque fois que ma tristesse reprenait le dessus, j'ouvrais mon calepin, je regardais le nombre de marches parcourues, et je me disais : non tu vois, tu as évolué, ta vie a bougé, tu as monté 1500 marches.

Aujourd'hui je sens qu'il va me falloir de la motivation pour avancer, que je ne dois pas regarder derrière, vers ce passé qui m'empêche d'avancer et regarder devant, au delà de ces 10 000 marches.
Certains tournent des pages, moi je monte des marches

dimanche 2 août 2009

lundi 20 juillet 2009

coup de coeur : à toi Banzai


Quand j'ai perdu ma Kidy, je me suis dit que je ne prendrais plus de chien et j'avais tout un tas d'argument : pas le temps, trop de contraintes, trop souvent absente, mais derrière tout ça la vraie raison c'est que ça fait vraiment trop mal de perdre son amour sur 4 pattes, et puis je ne voulais aimer que Kidy, rien qu'elle, et qu'elle demeure la seule et unique!
Et puis 3 mois plus tard, ma collègue a aussi perdu son loulou et malgré son immense chagrin, elle avait décidé de reprendre un chiot, là tout de suite.Et son argument à elle, tellement plus vrai et tellement plus sincère : c'est qu'elle avait encore tant d'amour à donner, qu'elle voulait l'offrir à quelqu'un d'autre et ne pas laisser tout cet amour s'envoler dans la nature.
ca m'a fait réfléchir : était-ce égoïste de ma part de ne vouloir aimer que ma Kidy? de garder tout cet amour pour quelqu'un qui n'était malheureusement plus là ? Bien sûr j'aimerais toujours ma gamine, mais tout cet amour, cette maison avec jardin: est-ce que j'allais laisser dormir tout ça?
Alors dans cet état d'esprit, je me suis dit que quant à faire de donner de l'amour, il fallait que cet amour en vaille la peine, il fallait que je retrouve un chien, mais pas n'importe quel chien, pas un chien pris dans un élevage dont les chances d'être adopté sont maximales, NON il fallait un chien à AIMER, un chien privé d'amour depuis longtemps, et là ce fut comme une évidence et je me suis tournée vers la SPA.
Si la démarche est belle, il n'en reste pas moins que c'est une expérience magnifique et douloureuse. Il y en a tellement, et tous font chavirer votre cœur : celui-ci parce qu'il est vieux et qu'il mérite une retraite tranquille, loin des barreaux, celui-ci parce qu'il a été retrouvé attaché à un arbre lors d'un départ en vacances, celui-là parce que son maitre est mort et que personne ne l'a voulu en héritage, et l'autre du fond qui n'est pas beau, ou souffre d'une maladie ou le petit là-bas qui est devenu gênant quand ses maitres ont eu un bébé. C'est incroyable et cela peut nous paraitre paradoxale: tous ont subi la méchanceté et la bêtise humaine, mais tous nous aiment, tous continuent de croire en l'homme!
J'ai parcouru 1200 km dans la même journée pour aller chercher un chien, sans savoir si j'allais rentrer avec, juste portée par l'espoir. J'avais remplie mon cœur d'amour et mon réservoir d'essence. Et voilà, les kilomètres défilent sous vos pneus. Sera-t-il au rendez-vous ? la question n'est pas de savoir si je vais l'aimer mais lui m'aimera-t-il? Ce n'est pas est-il compatible avec ma vie? mais ma vie lui conviendra-t-il? est-ce qu'il sera heureux avec moi? Et puis il est là devant vous, exactement comme vous l'aviez imaginé, vous essayez de vous concentrer sur lui et oublier tous les autres, sinon le choix ne sera pas possible et vous repartirez les mains vides, et le cœur aussi. Et puis soudain tout va vite, vous allez le promener, vous signer des papiers et le voilà dans votre voiture. Tous les 2 avec nos craintes et nos attentes secrètes. Et si vous vous étiez trompé? Et Lui ? il est là, assis sagement. Que pense-t-il? Il est là, il subit votre choix, comme il a subi tous ces mois passés dans un refuge, il est calme, l'air de dire ça ne peut pas être pire, et si ils me ramènent au refuge, j'aurai été au moins quelques heures dehors. Et puis vous arrivez à la maison, et c'est là qu'il comprend que NON, on le ramène pas au refuge! Il ne connait pas cet endroit, mais tout de suite il s'y sent bien : c'est grand, c'est calme, il n'y a plus tous mes compagnons qui aboient, pleurent ou grognent, j'ai à boire et à manger, et une main toujours prête à me caresser. Lui et moi on ne se connait pas bien. On est entré dans la vie l'un de l'autre depuis 48H seulement, mais je peux vous assurer qu'ici il y a un parfum de bonheur. Un amour sur 4 pattes. Une gentillesse extrème que j'ai vraiment peine à croire que quelqu'un ait pu un jour l'abandonner. Quelqu'un d'une stupidité stupéfiante et qui ne sait pas ce qu'il a perdu, et à coté de quoi il passe. Mais trop tard Monsieur l'Idiot, votre chien est à moi! et je viens d'adopter le plus beau et le plus gentil chien du monde!

PS : Un Grand merci à la SPA et aux bénévoles qui font un travail formidable

coup de gueule: contre les chiens abandonnés

Plutôt que de vous écrire un texte, j'ai préféré publier un poème (pas de moi) mais qui explique bien ce qui se passe dans la tête d'un chien. Poème tellement triste et malheureusement tellement vrai.
J'espère un jour que Banzai cessera d'attendre son 1er maitre, qu'il l'oubliera et qu'il me considérera comme sa seule et unique maman

La complainte du chien abandonné !

Texte de Gilbert Dumas.


Au fond du vieux refuge, dans une niche en bois,
Depuis deux ans je purge, d'avoir trop cru en toi.
Tous les jours je t'attends, certain que tu viendras,
Tous les soirs je m'endors, sans que tu ne sois là.



Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai,
Viens me tendre une main, je te la lécherai.
Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,
Que tu me caressais, que je dansais de joie.



Que c'est il donc passé, pour que ce 16 juin,
Heureux que tu étais, je me rappelle bien,
Tu sifflais, tu chantais, en bouclant les valises,
Que tu m'aies attaché, là, devant cette église.



Je ne peux pas comprendre, et ne croirai jamais,
Que toi qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais.
Peut-être es-tu très loin, dans un autre pays,
Mais quand tu reviendras, moi j'aurai trop vieilli.




Ton absence me pèse, et les jours sont si longs,
Mon corps s'épuise, et mon cœur se morfond.
Je n'ai plus goût à rien, et je deviens si laid,
Que personne, jamais, ne voudra m'adopter.



Mais moi je ne veux pas, que l'on me trouve un maître,
Je montre bien mes dents, et je prends un air traître,
Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser,
Pour toutes illusions, enfin leur enlever.

Car c'est toi que j'attends, prêt à te pardonner,
A te combler de joie, du mieux que je pourrai,
Et je suis sûr, tu vois, qu'ensemble nous saurions,
Vivre des jours heureux, en réconciliation.




Pour cela, je suis prêt, à faire de gros efforts,
A rester près de toi, à veiller quand tu dors,
Et à me contenter, même si j'ai très faim,
D'un vulgaire petit os, et d'un morceau de pain.

Je n'ai jamais rien dit, lorsque tu m'as frappé,
Sans aucune raison, quand tu étais énervé,
Tu avais tous les droits, j'étais à ton service,
Je t'aimais sans compter, j'acceptais tous tes vices.

Tu m'as mis à la chaîne, ou tu m'as enfermé,
Tu m'as laissé des jours, sans boire et sans manger,
J'ai dormi bien souvent, dans ma niche sans toit,
Paralysé, raidi, tellement j'avais froid.


Pourtant, si tu reviens, nous partirons ensemble,
Nous franchirons en chœur, la porte qui ressemble,
A celle d'une prison, que je ne veux plus voir,
Et dans laquelle, hélas, j'ai broyé tant de noir.

Voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien,
Puis l'infirmière, et le vétérinaire plus loin,
Ils entrent dans l'enclos, et leurs visages blêmes,
En disent long pour nous, sur ce qu'ils nous amènent.

Je suis heureux, tu vois, car dans quelques instants,
Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans,
Je m'endormais sur toi, mon cher et grand ami,
Je dormirai toujours, grâce à …l'euthanasie.

Et s'il t'arrive un jour, de repenser à moi,
Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d'émoi,
Pour toi, j'étais " qu'un chien ", tu préférais la mer,
Tu l'aurais su avant, j'aurai payé moins cher.

A vous tous les humains, j'adresse une prière,
Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère,
Mais il eut mieux valu, pour moi, cette manière,
Et vous n'auriez pas eu, aujourd'hui, à le faire.

jeudi 25 juin 2009

coup de coeur : encore une chanson

Juste parce que je l'ai entendu aujourd'hui et que je l'aime bien. Et aussi, une envie de changer de vie, de prendre le temps et d'arrêter de courir

Brian - Dominique Dalcan

Mister Manager:
A composer des chansons faciles
Où tout est basé sur le style
Pour passer à la postérité
Sans remords et sans dualité
Prends modèle sur tes nombreux voisins
Tous les grands artistes de demain

Brian :
Non non pas question
Je suis sûr d'avoir raison
Je veux être un artisan
Dans l'industrie des sentiments

Refrain :
Je n'ai plus le temps
De vous expliquer précisément
Ce que je veux aujourd'hui
C'est m'éloigner du pourquoi, du comment
A toi mon double, toi mon frère
De dissiper mes angoisses passagères
Je n'ai de temps désormais
Que pour essayer de vivre autrement

Mister Manager:
Ecoute les conseils autour de toi
Pour franchir les hit-parades, c'est extra
Toutes les femmes se donnent aux prétendants
Au strass, aux paillettes, à l'argent
Un zeste de cliché et le tour est joué
Adieu et bon vent Madame Intégrité

Brian :
Non non pas question
Je suis sûr d'avoir raison
Je veux être un artisan
Dans l'industrie des sentiments

Refrain :
Je n'ai plus le temps
De vous expliquer précisément
Ce que je veux aujourd'hui
C'est m'éloigner du pourquoi, du comment
A toi mon double, toi mon frère
De dissiper mes angoisses passagères
Je n'ai de temps désormais
Que pour essayer de vivre autrement

Même si je dois renoncer aux privilèges
Ce n'est certainement pas pour retomber dans le piège

Refrain

http://www.youtube.com/watch?v=qUiThVu5-u0&feature=related

vendredi 19 juin 2009

Coup de coeur pour le respect de chacun

Pour tous ceux qui ne sont pas dans la norme que nous impose la société, que ce soit une différence physique, de couleur ou simplement une manière différente de vivre, de penser... Je voudrais rappeler qu'on ne peut pas tous être pareils, grands, beaux et riches !!
Qui nous dit que c'est nous, les gens bien comme il faut, qui ont raison... et si c'était les autres qui étaient dans le vrai ?? On ne vit qu'une fois, alors pourquoi vouloir à tout prix la même vie que tout le monde ? C'est souvent les rèveurs, les fous pensant, et les utopistes qui font avancer le monde et évoluer l'homme, parce que toujours ils croient que c'est possible et qu'ils ne s'arrêtent pas à ce qu'on voit.

On a tous le droit

by Liane Foly

Album: Entre nous

On a le droit
Quand personne ne nous voit
De pleurer en silence
De regretter son enfance
De se laisser aller en regardant tomber la pluie

On a le droit
Quand personne nous croit
De sortir sa violence
Tous ces mots qu'on dit pas mais qu'on pense
De parler à Dieu
De parler à qui on veut

On a tous le droit
D'aimer sa vie ou pas
De faire sa route
De faire son choix
On a tous raison
De se poser des questions
D'oser dire non
On a tous le droit
D'aimer sa vie ou pas
De faire sa route de faire son choix
On a tous une chance
C'est pas perdu d'avance
La différence

On a le droit
Quand rien plus rien ne va
De chercher son étoile
De jeter l'encre de son journal
De changer sa vie
De quitter l'ennui
Et puis
On a le droit
Et qui nous en empêchera
De rêver d'un monde un peu moins laid
De rêver d'un monde où on pourrait
Rien qu'une fois
Tous vous et moi


Avoir tous le droit
D'aimer sa vie ou pas
De faire sa route
De faire son choix
On a tous raison
De se poser des questions
D'oser dire non
On a tous le droit
D'aimer sa vie ou pas
De faire sa route de faire son choix
On a tous une chance
C'est pas perdu d'avance
La différence

http://www.youtube.com/watch?v=LSfmY7TDhJA

mercredi 22 avril 2009

le coup de coeur du jour : sosie

Je suis allée boire un verre et c'est la 1ère fois depuis que tu es partie : je t'ai vue.
Oh pas toi bien sur, mais une chienne de la même race.
Je me disais que j'avais de la chance car des Bergers Belges, ça court pas les rues, et que j'avais peu de chance de croiser ton sosie un jour... mais voilà, le hasard...
Je me dis que j'aurais du aller caresser cette chienne, meme quelques secondes, juste pour retrouver un instant ton regard, ton poil si doux, te retrouver toi...
j'y suis pas allée. Le propriétaire m'aurait prise pour une folle, surement, de sauter sur son chien comme ça..
Mais tant pis, j'aurais du y aller quand même juste pour quelques secondes de plus avec toi

mercredi 15 avril 2009

le coup de gueule no.5 : I hate les radins


Voilà tout est dit dans mon titre : je déteste les radins.Vous allez me dire : personne n'aime la radinerie, mais là je vous parle de la vraie radinerie. Celle au plus haut sommet de la hiérarchie. Hey oui il y a une échelle de radinerie comme pour mesurer les séismes: oui oui je vous assure! Mais je sens que vous ne me suivez pas bien, alors petite démonstration (Prenons l'ascenseur de la radinerie ensemble) :

- Au stade -1 : nous avons l'économe. Je l'ai mis au stade moins un, car l'économe n'est pas radin, c'est celui qui doit faire attention car il n'a pas les moyens, en tout cas pas assez. Alors faire attention à ses dépenses, c'est très bien, c'est même une qualité. C'est mieux que de dépenser l'argent qu'on n'a pas.
Je l'ai mentionné bien qu'il ne fasse pas partie de la race des rapes, rats, grippe-sous afin que vous ne confondiez pas, et que vous n'alliez pas traiter de radin votre voisin économe!

- au stade no. 1 : nous avons le-radin-de-base: c'est celui qui cherche toujours à acheter moins cher. Quelque soit l'article ou le magasin, le-radin-de-base voudra être sûr d'avoir acheter au prix le plus bas, quitte à avoir passé des heures à comparer. Perte de temps, me direz-vous ! Oui s'il s'agit de l' achat ponctuel d'un article pas très cher. Mais qui de nous n'a pas un jour comparer avant d'acheter un téléviseur? Cela ne fait pas de vous un radin je vous l'assure. Non le radin regarde sur tout : du petit pois à la voiture ( Mon dieu, la voiture! il ne doit pas en dormir parce que là on ne parle plus d'une dépense qui peut varier de 1.30 à 1.50 CHF). Si pour vous perdre des heures pour gagner 2 balles, ça ne sert pas à grand chose, alors je confirme : vous n'êtes pas radin. Moi, je vous parle du radin quotidien., celui qui à force de tout comparer, s'est constitué un vrai réseau. Son cerveau c'est Qui-est-le-moins cher.com. Il sait que dans tel magasin il faut acheter le café, mais pas le thé, le papier toilette, mais pas le savon, et c'est comme ça pour tout. Donc pour remplir son frigo, il doit faire au moins 4 magasins. Et c'est là que vous revenez avec " c'est ce que j'avais dit : perte de temps, et j'ajoute perte d'argent si vous devez courir 4 mags pour gagner 10 balles". Mais voilà, qui a dit que le radin était stupide ? cela nous mène directement au stade suivant


- stade no.2 : Le radin-de-base, version améliorée, avec l'option J'ai-oublié-d'être-con. Le radin donc a son réseau et puisqu'il a eu le temps de connaitre par cœur quel magasin-quel produit. Il analyse aussi dans son entourage quel magasin - quelle personne. Par conséquent, il sait que papa-maman vont à la Migros, que vous habitez tout près d'une coop, ou que vous passez régulièrement devant telle enseigne. Et donc, l'air de rien y toucher c'est des "si tu vas à la Migros ce samedi tu pourrais me prendre..." ou " en rentrant chez toi j'oserais te demander d'aller à la coop pour moi" ou encore " tu passes bien devant Truc..." Et voilà, vous êtes piégé! Une belle leçon de triple économie : frigo rempli au moins cher - économie de temps et d'essence - et enfin, le radin n'a pas avancé l'argent. Et même s'il vous rembourse le lendemain, il a cette jouissance de penser qu'il a gardé ses sous 1 jour de plus (si si je vous assure, intérieurement il jouit).Tandis que vous ,les bras vous en tombent quand vous dites ça fait 9.90, qu'il vous tend 10 balles, que poliment vous vous excusez de n'avoir pas les 10 cts de monnaie parce que le radin n'a pas dit "c'est bon garde la monnaie, c'est pour le dérangement", celui-ci vous répond : " c'est pas grave, tu me les rendras demain !!". Et encore vous devez vous estimez heureux s'il vous a tendu un billet de 10, parce que le vrai radin vous sortira 9 balles et vous dira qu'il est désolé, qu'il n'a pas les 90 cts et qu'en tant que non-radin vous vous entendrez bêtement répondre que c'est bon. A ce stade de la radinerie, vous avez aussi la version toute option, la plus compliquée et avec laquelle rien n'est simple. En fait, quand le radin vous demande gentiment si vous pourriez lui ramener un truc, c'est toute une liste de commissions! et que des trucs spéciaux, que d'habitude vous n'achetez pas : exemple : prends moi du thé! Lequel? N'importe mais du thé ni noir, ni vert! Ah et quelle couleur tu le veux ton thé rose pâle? T'as qu'à prendre telle marque ! ça existe cette marque? et toute la liste est comme ça : des yaourts au soja, des céréales pro+.... Le genre de produits que vous allez vous évertuer à trouver (vous n'êtes quand même pas plus bête que lui!) et il vous faudra 30 minutes de plus, retourner plusieurs fois dans les rayons, interpeller une vendeuse, passer pour une chieuse qui n'a que des gouts particuliers... Mais ça pourrait être pire. Continuons notre radine ascension.

- Stade no.3 : jusqu’à présent nous avons visité le-radin-qui-dépense, mais pas cher. Le stade no.3 est en fait un palier car nous arrivons au-radin-qui-ne-veut-rien-dépenser : celui qui voyage avec un ticket de métro qu’il avait gardé pendant 2 ans, au cas ou il reviendrait un jour à Paris…( non seulement il l’a gardé, mais il l’a retrouvé !). Celui qui cherche à se faire inviter tout le temps, qui ne prend jamais sa voiture : le pire c’est que souvent c’est lui qui choisit l’endroit, ou le menu, mais qui ne sortira pas un franc !! Un trait de caractère du radin étonnant à noter, c’est que le radin n’est pas timide ! Il fait au contraire preuve d’un certain culot : « puisque t’es là c’est toi qui paie », il est toujours à interpeller son voisin pour qu'il paie, ou à se taper l'incruste et c’est surement grâce à ce culot, qui va décontenancer le pigeon, qui, bien poli lui, n’osera pas envoyer faire foutre son interlocuteur, que ça marche!

- Enfin le stade no.4 : le-radin-qui-ne-veut-rien-dépenser-mais-qui-veut-amortir-sa-non-dépense : je m’explique : non seulement le radin va se faire inviter, mais il faut rentabiliser l’économie au maximum. Donc il va prendre une entrée, le plat le plus cher et même si personne ne prend un dessert, lui il en prendra un. Et si jamais tout le monde a pris une bière en apéro, lui il prendra un apéro plus cher. Il ira jusqu'à compter le nombre de verre que vous avez bu pour être sûr de ne pas être en reste et être celui qui a bu, mangé le plus. Et tout ça, juste pour économiser sur l’argent qu’il n’a même pas déboursé. Un comble !

samedi 21 mars 2009

Liste de survie

Puisque dans tout malheur, il faut voir le coté positif, j'ai cherché ce qui allait changer en mieux depuis que tu n'es plus là :
- plus de poils noirs partout dans la maison qui finissaient toujours par se regrouper tous ensemble et faire des tas
- par voie de conséquence plus de poils noirs sur les habits : tu sais je n'y ai jamais fait attention, le plus important pour moi était de te faire des câlins, de te caresser, même si je devais en porter la trace sur moi toute la journée

- plus de couvre-lit hideux, et je peux enfin montrer mes parures de couettes : plutôt que de t'interdire de monter sur le lit, j'ai pris l'option couvre-lit, pour te laisser le plaisir que tu avais sitôt levée d'aller te coucher à ma place

- finie l'obligation de rentrer : combien de fois (1000?) j'ai dit lors d'une soirée, je dois rentrer Kidy m'attend... sans regret, tu m'attendais et tu m'accueillais toujours avec plaisir, même à 6h du mat
- Bonjour les week-end en amoureux, les escapades, sans avoir à trouver un hôtel qui accepte les chiens, ou quelqu'un pour te garder. Je remercie au passage toutes les personnes qui t'ont gardée. (même si tu ne comprenais pas pourquoi je partais, souvent je n'avais pas le choix, mais j'ai toujours pris soin de te trouver une nounou digne de confiance, et souvent aussi, j'ai eu l'impression que la nounou ne voulait pas te rendre). Et je te remercie, Toi, le nombre de fois ou je t'ai laissé dans une chambre d'hôtel, territoire inconnu, j'en conviens, mais avec tes jouets et ma valise, tu savais que je reviendrais. C'est fou, t'as jamais douté, tu savais à chacune de mes absences que je reviendrais. Une confiance totale.
- finies les courses en urgence parce que je n'avais pas le temps, mais que tu n'avais plus rien à manger

- fini la barrière à laisser fermée en permanence pour que tu puisses sortir. Une barrière fait maison, rien que pour toi, pour que je puisse te laisser gambader dehors sans m'inquiéter. Tu en as passé des heures à surveiller le quartier. Grâce à elle je pouvais te laisser sortir en été pendant que j'étais au travail, et le plaisir que j'avais quand je rentrais et que tu étais dehors à m'attendre. Tu pleurais le temps que je me gare, que je sorte et que je franchisse la barrière. Ça n'allait jamais assez vite pour toi. Tu pleurais comme si j'avais disparu pendant une éternité.
- fini de vivre la serpillère à la main. Bon j'avoue un peu ma faute, je préférais te laisser sortir par tous les temps, quitte à de voir passer mon temps à nettoyer derrière toi après

- Fini Papy à la maison. c'était sympa qu'il vienne pour s'occuper de toi, toi qui n'a jamais aimé être seule (et pourtant tu en as passé des heures avec toi même pour seule compagnie). Mais Papy et toi, c'était un complot contre la propreté.

Voilà, au final, courte liste. T'avais pas beaucoup d'inconvénients, quelques contraintes, mais que j'ai toujours subi avec plaisir. Et aujourd'hui je me rends compte que toute ma vie tournait autour de Toi. Je voulais tellement que tu sois heureuse que souvent je me suis oubliée moi-même. S'il m'est arrivé de te négliger parfois, sache que ce n'était pas contre toi. Parfois, la vie, les circonstances font qu'on n'a moins de temps, qu'il faut se partager, et aussi choisir ses priorités. Je n'ai jamais voulu te faire passer après les autres, je croyais simplement que tu saurais que si j'étais moins là, ce n'était pas que je t'aimais moins, juste d'autres choses à faire, et toujours moins de temps. J'ai juste cru que tu pourrais te passer de moi et me partager. J'espère que tu n'as pas cru que je t'abandonnais et que c'est pour ça que tu as décidé de partir. Je nous croyais indestructibles, je n'ai pas pensé que ça t'affecterait autant. Si c'est le cas, pardonne-moi, jamais je n'ai voulu te faire le moindre mal, la moindre peine. Au moins, les dernières heures, nos dernières heures, j'étais là, avec Toi, et rien que pour Toi. J'espère que tu as senti tout l'amour que j'avais pour Toi, et toute l'importance que tu avais pour moi. J'espère que ces dernières heures ont rattrapé certaines erreurs et que tu es partie l'âme en paix. Je t'aime mon tout ptit coeur et ce pour toujours

jeudi 19 mars 2009

Chanson pour kidy

Pas une larme - Fred Blondin

Tu vas bientôt partir
Les faits sont là

Enfin ne plus souffrir

C'est déjà ça


Je pense à toutes ces choses que l'on ne fera pas
Aux bonheurs, aux merdes qu'on ne partagera pas

Mais ne coulera
pas une larme tu n'aimerais pas ça je sais
Pas une larme,

Pas une seule, tu vois

Car si le Paradis n'existe pas

Dieu l'inventera pour Toi


J'crois pas aux esprits, mais on parlera

Sans faire tourner la table, tu m'aideras
Oh j'renonce même à comprendre au fond pourquoi

Faut-il donc que ça tombe justement sur toi


Donc ne coulera pas une larme

Tu vaux mieux que ça

Pas une larme, pas une, crois-moi

Et puisque le Paradis n'existe pas

Toi tu l'inventeras


Oh non, ne coulera pas une larme

Car je sais ou tu vas

Pas une larme, pas une , crois moi
car même si le Paradis n'existe pas

Non ne coulera pas une larme

Pour un être comme Toi

Pas une larme, pas une sur moi

Car même si la Paradis n'existe pas

C'est là que tu vas

Pas une larme

http://www.musicme.com/#/Fred-Blondin/albums/J%27voudrais-Voir-Les-Iles-0731453210622.html

vendredi 13 mars 2009

au revoir ma gamine

J'ai tellement imaginé ce moment, et aussi triste qu'il soit, ça s'est passé comme j'avais toujours voulu. Ma crainte première était de partir avant toi, et te laisser seule à continuer de m'attendre et ne pas comprendre pourquoi je mettais autant de temps à revenir. L'autre de mes peurs était que tu partes dans la souffrance, écrasée par une voiture (c'est surement pour ça que je ne t'ai jamais laissé gambader seule) ou diminuée par une terrible maladie.
Non tu es partie comme je voulais, dans mes bras, sans angoisse, rassurée, comme chaque fois que j'étais là, rien ne pouvait t'arriver, puisque j'étais là. Je ne voulais pas que tu sentes la mort venir, et que tu aies peur. J'ai continué à te caresser, à te cajoler, à te rassurer, à te parler, sans pleurer pour que tu ne te doutes de rien. J'ai gardé mes larmes pour après. Dis-moi que maintenant tu es bien, que tu as rejoint le nuage de nonosses, un paradis comme une grande prairie, sans barrière.
Tu aimais tellement courir, piquer des pointes de vitesse avec ton allure profilée, et pourtant ça fait longtemps que tu ne l'avais plus fait, avec l'âge, tu marchais à une cadence plus raisonnable.
Je me rappelle de toi tout bébé, il y a 13 ans, c'était hier, et pourtant on en a vécu des choses toutes les deux. J'étais toujours là pour toi et toi pour moi, jamais l'une sans l'autre, avec toujours ce lien entre nous, cet amour tellement fort que rien n'aurait jamais détruit, et là encore maintenant je t'aime. Tu étais ma gamine, une gamine qui ne grandit pas et qui ne devient pas une ado insupportable... sans doute pour ça que je ne te voyais pas vieillir. Tu as tout supporté de moi et moi de toi : toi mes absences, moi tes conneries. Et pourtant en 13 ans, t'en as pas fait tant que ça, au contraire, tu étais tellement gentille, tellement douce et attachante. Et tous ceux qui ont un jour croisé ton chemin garde pour toi tellement d'affection, et tous aujourd'hui sont tristes. Tu étais tellement tout pour moi, mes mots de passe, et même mon blog porte ton nom.
Avant de te dire "au revoir", je voulais te remercier pour ces 13 ans d'amour, de fidélité. Merci d'avoir partagé mon quotidien, de m'avoir accueilli chaque soir. D'ailleurs c'est à ça que j'ai vu que la fin était toute proche, quand tu n'as plus pu te lever pour me dire bonjour!
Merci, merci pour tout. J'espère avoir tout fait pour ton bonheur, j'espère t'avoir rendu tout l'amour que tu m'as donné, et j'espère que tu es partie sereine, que tu as senti que j'étais là, que tu n'as pas eu peur. Et puis, promis ! on se retrouvera un jour!!

jeudi 5 mars 2009

le coup de gueule no.4 : la neige, encore et encore

Et voilà, c'est reparti pour 2 jours de neige, soit 2 jours de galère. Je me doute que pour beaucoup d'entre vous la neige , ce sont les montagnes blanches, le ski, la fondue, les vacances au pays de l'or blanc, et je suis d'accord avec vous : c'est une belle image de la neige
Mais lorsque la neige partage votre quotidien, les ennuis commencent tôt le matin. Eh oui, déja il va falloir se lever plus tôt. Bon de toute manière, depuis 5h du matin, le chasse-neige s'évertue à faire le plus de bruit possible pour vous empêcher de dormir.
Ensuite, il va falloir mettre tout en oeuvre pour sortir la voiture, oui celle-là même qui ressemble à un gros tas de neige, mais dessous, il y a bien une petite voiture rouge, je vous assure! Puis, une fois que votre tas de neige a retrouvé l'allure d'un véhicule à 4 roues (ça, c'est fait!), il reste à dégager le chemin! Et même, s'il n'est pas tombé plus de 20 cm de neige, le chasse-neige (toujours le même, celui qui vous a servi de réveil matin) a pris grand soin en déblayant la route de regrouper derrière votre voiture toute la neige qui recouvrait le bitume ! Dès ce moment-là, 2 choix s'imposent: soit vous reculez dans le tas, au risque de casser un phare, soit vous empoignez votre pelle et "haut les cœurs!!" Mine de rien, tout cumulé, ça prend facilement 20 minutes, d'où l'intérêt de se lever plus tôt (voir paragraphe plus haut). Dans votre timing il vous faut compter que tout ce travail hautement physique fait que dessous vos 15 kilos de fringues, vous avez transpiré (effet sauna garanti) et donc que vous êtes bon pour aller prendre une douche (re 20 minutes).
Néanmoins, tous ces efforts ont porté leurs fruits, puisque 40 minutes plus tard, vous vous retrouvez au volant de votre voiture, et si vous n'avez pas pris un peu de réserve sur votre timing en vous levant plus tôt (voir 1er paragraphe, je sais j'insiste mais c'est capital!) vous êtes déja fondamentalement en retard ! Pour ceux qui comptent sur la vitesse pour rattraper un peu leur retard, vous misez sur le mauvais cheval. Parce que sur la route, à moins d'accélérer et de prendre le risque réel de quitter la route et de vous retrouver dans un champs (donc là on oublie le retard de 40 minutes, vous allez perdre votre matinée), vous êtes quasi obligé de rouler à vitesse réduite. Bref, au lieu de 30 minutes de trajet, on passe à 45 minutes, et hop au compteur on affiche 55 minutes de retard !
Mais l'aventure ne s'arrête pas là. Vous êtes enfin devant votre lieu de travail, et là : pas de place de parc! Forcément, en cas de neige, vous n'avez le droit de vous stationner que d'un seul coté de la chaussée. Ça limite tout de suite les places de stationement ! Ensuite, je ne sais pas qui a choisi d'autoriser tel coté plutôt que l'autre, mais je vous garantie que ce type n'a pas de voiture! Parce que le coté autorisé est toujours le coté ou il y a des sorties de garages, devant lesquelles vous n'avez pas le droit de vous garer. Et hop encore une dizaine de place en moins ! Mais ce n'est pas tout ! Les places autorisées le sont à condition qu'il y ait au moins 4 mètres de distances avec le trottoir d'en face afin de permettre aux chasse-neige de circuler (qui, entre nous, sont là à 5h pour vous réveiller, mais qui doivent dormir en journée! Néanmoins vous devez leur laisser la place pour passer au cas ou ils ne dormiraient pas, ou pour les chasse-neige insomniaques!) Mais voilà, comme ils dégagent le coté de la chaussée qui est autorisé au stationnement, toute la neige qu'ils raclent, ou voulez vous qu'ils la mettent? et bien le long du trottoir d'en face! Du coup, le gros tas de neige d'en face réduit la chaussée d'un bon mètre et au final, quand vous vous garez, il reste à peine 2m50 de chaussée, et donc vous vous retrouvez en position de stationnement interdit avec en prime une belle amende ! Et tout cela, sans mentionner que pour trouver une place de parc, du coté autorisé de la chaussée et ce sans respecter les 4 mètres obligatoires, vous avez fait le tour du quartier pendant au minimum 1/4h- Ding ! 1h10 de retard. Toutes ces aventures pour arriver au boulot en retard, avec l'impression que vous avez déja fait votre matinée, tant vous y avez laissé toute votre énergie et au passage un peu de votre calme et patience légendaires.
Alors voilà, pour ceux d'entre vous qui ne connaissent de la neige que les joies et la beauté, il faut savoir que pour d'autres, le quotidien se résume à : comment aller d'un igloo à un autre?
Alors moi, voilà, c'est 1èrement, je me lève plus tôt, au son du raclement de la lame du chasse-neige, et ensuite je prends le bus !!

samedi 21 février 2009

Martin Rappeneau - Les figures imposées

A chacun ses mots et sa manière
La belle affaire
Je reste pour ceux que j'aime
Tu t'en vas vers les mêmes

A chacun ses gestes et ses regrets
Les grands effets
Je révise mes sourires
Tu retiens tes soupirs

Et moi qui nous croyais inséparables
Ce reflet c'était des larmes
Ces mots étaient silence
Mon mal était patience
Pour elle et sans regret

Et toi tu nous voyais dans un miroir

C’était pour fuir les regards

Ces mots étaient silence
Mon mal était patience
Pour elle et sans regret
Les figures imposées

A chacun ses phantasmes et ses rêves
Mais les deux s'achèvent
Je reste sur une idée
Tu préfères l'oublier

A chacun ses coups et ses blessures
La jolie rupture
Tu prendras tes bagages
Je resterai bien sage


Et moi qui nous croyais inséparables
Ce reflet c'était des larmes
Ces mots étaient silence
Mon mal était patience
Pour elle et sans regret

Et toi tu nous voyais dans un miroir

C’était pour fuir les regards

Ces mots étaient silence
Mon mal était patience
Pour elle et sans regret
Les figures imposées

Les figures imposées


http://www.youtube.com/watch?v=vcv7nSgUIa0&feature=related

vendredi 20 février 2009

La phobie du jour : le chiffre 6

Voilà, je vous l'avoue, j'ai une phobie : le chiffre 6 et par voie de conséquence tous les multiples de 6. Pourquoi le 6 ? mais pourquoi pas ? vous répondrais-je.
On a tous un chiffre qu'on préfère ? alors pourquoi pas un qu'on déteste ?
Mais la question demeure: pourquoi le 6 ?
Qu'est ce qu'on peut rattacher au 6 ? Le 6ème sens (le seul sens relié à rien, si ce n'est à l'intuition, et que tout le monde n'a pas). Alors qu'avec le 4, nous avons les 4 saisons, les 4 évangiles, le trèfle à 4 feuilles (merci la chance), le stylo à 4 couleurs (merci Bic) et même la semaine des 4 jeudis.
Le 6 nous offre le tournoi des 6 nations, qui fut longtemps celui de 5 nations avant que l'Italie n'essaie de jouer au rugby et qui pour une fois n'a pas peur du ridicule.. Puisque nous parlons du 5, celui ci nous propose les 5 continents, les 5 doigts de la main (pour le coté rationnel) et aussi le mouton à 5 pattes (pour le coté irrationnel), sans oublier le no.5 de Chanel (pour la sensualité).
Avec le 6, c'est les 6 faces d'un dé, que tant que tu n'as pas fait 6 tu ne peux pas sortir pour jouer aux p'tits chevaux (pas sympa), je vous épargne les 3 Six (Lucifer,Diable, Satan) et l'expression à 6 pieds sous terre, alors que plus poétiquement nous trouvons les 7 couleurs de l'arc-en-ciel, les 7 merveilles du monde, le jeu des 7 familles (qui se joue sans dé!!). Je passe rapidement sur le 8, symbole de l'infini et le zéro, celui du rien.
Pour ma part, il y a un seul truc qui me fit un jour ne plus aimer le 6, un truc stupide que je vais garder pour moi (c'est mon secret et en plus, c'est vraiment stupide). Quoiqu'il en soit, maintenant c'est systématique, chaque nombre, il faut que je le divise par 6 : le numéro de ma chambre d'hotel, l'immatriculation de ma voiture (ouf ce n'est pas un multiple de 6 , sinon...difficile d'en changer), les marches d'un escaliers, les secondes que j'attends à un feu rouge. (bon au feu rouge on n'a rien d'autre à faire si ce n'est que se curer le nez, donc compter les secondes, même si c'est con au moins ça demeure plus élégant).
Un jour lors d'une soirée, sous notre assiette, il y avait une numéro, pour un tirage cadeau plus tard..Le mien, évidemment, était un multiple de 6, alors mon voisin de droite a accepté d'échanger nos numéros. Lors du tirage au sort, j'ai gagné un coffret de parfum avec son numéro, alors que le mien d'origine était perdant... Fait du hasard ou malédiction du chiffre 6, je vous laisse choisir.....

PS : au fait, aujourd'hui ça fait six jours