samedi 21 mars 2009

Liste de survie

Puisque dans tout malheur, il faut voir le coté positif, j'ai cherché ce qui allait changer en mieux depuis que tu n'es plus là :
- plus de poils noirs partout dans la maison qui finissaient toujours par se regrouper tous ensemble et faire des tas
- par voie de conséquence plus de poils noirs sur les habits : tu sais je n'y ai jamais fait attention, le plus important pour moi était de te faire des câlins, de te caresser, même si je devais en porter la trace sur moi toute la journée

- plus de couvre-lit hideux, et je peux enfin montrer mes parures de couettes : plutôt que de t'interdire de monter sur le lit, j'ai pris l'option couvre-lit, pour te laisser le plaisir que tu avais sitôt levée d'aller te coucher à ma place

- finie l'obligation de rentrer : combien de fois (1000?) j'ai dit lors d'une soirée, je dois rentrer Kidy m'attend... sans regret, tu m'attendais et tu m'accueillais toujours avec plaisir, même à 6h du mat
- Bonjour les week-end en amoureux, les escapades, sans avoir à trouver un hôtel qui accepte les chiens, ou quelqu'un pour te garder. Je remercie au passage toutes les personnes qui t'ont gardée. (même si tu ne comprenais pas pourquoi je partais, souvent je n'avais pas le choix, mais j'ai toujours pris soin de te trouver une nounou digne de confiance, et souvent aussi, j'ai eu l'impression que la nounou ne voulait pas te rendre). Et je te remercie, Toi, le nombre de fois ou je t'ai laissé dans une chambre d'hôtel, territoire inconnu, j'en conviens, mais avec tes jouets et ma valise, tu savais que je reviendrais. C'est fou, t'as jamais douté, tu savais à chacune de mes absences que je reviendrais. Une confiance totale.
- finies les courses en urgence parce que je n'avais pas le temps, mais que tu n'avais plus rien à manger

- fini la barrière à laisser fermée en permanence pour que tu puisses sortir. Une barrière fait maison, rien que pour toi, pour que je puisse te laisser gambader dehors sans m'inquiéter. Tu en as passé des heures à surveiller le quartier. Grâce à elle je pouvais te laisser sortir en été pendant que j'étais au travail, et le plaisir que j'avais quand je rentrais et que tu étais dehors à m'attendre. Tu pleurais le temps que je me gare, que je sorte et que je franchisse la barrière. Ça n'allait jamais assez vite pour toi. Tu pleurais comme si j'avais disparu pendant une éternité.
- fini de vivre la serpillère à la main. Bon j'avoue un peu ma faute, je préférais te laisser sortir par tous les temps, quitte à de voir passer mon temps à nettoyer derrière toi après

- Fini Papy à la maison. c'était sympa qu'il vienne pour s'occuper de toi, toi qui n'a jamais aimé être seule (et pourtant tu en as passé des heures avec toi même pour seule compagnie). Mais Papy et toi, c'était un complot contre la propreté.

Voilà, au final, courte liste. T'avais pas beaucoup d'inconvénients, quelques contraintes, mais que j'ai toujours subi avec plaisir. Et aujourd'hui je me rends compte que toute ma vie tournait autour de Toi. Je voulais tellement que tu sois heureuse que souvent je me suis oubliée moi-même. S'il m'est arrivé de te négliger parfois, sache que ce n'était pas contre toi. Parfois, la vie, les circonstances font qu'on n'a moins de temps, qu'il faut se partager, et aussi choisir ses priorités. Je n'ai jamais voulu te faire passer après les autres, je croyais simplement que tu saurais que si j'étais moins là, ce n'était pas que je t'aimais moins, juste d'autres choses à faire, et toujours moins de temps. J'ai juste cru que tu pourrais te passer de moi et me partager. J'espère que tu n'as pas cru que je t'abandonnais et que c'est pour ça que tu as décidé de partir. Je nous croyais indestructibles, je n'ai pas pensé que ça t'affecterait autant. Si c'est le cas, pardonne-moi, jamais je n'ai voulu te faire le moindre mal, la moindre peine. Au moins, les dernières heures, nos dernières heures, j'étais là, avec Toi, et rien que pour Toi. J'espère que tu as senti tout l'amour que j'avais pour Toi, et toute l'importance que tu avais pour moi. J'espère que ces dernières heures ont rattrapé certaines erreurs et que tu es partie l'âme en paix. Je t'aime mon tout ptit coeur et ce pour toujours

jeudi 19 mars 2009

Chanson pour kidy

Pas une larme - Fred Blondin

Tu vas bientôt partir
Les faits sont là

Enfin ne plus souffrir

C'est déjà ça


Je pense à toutes ces choses que l'on ne fera pas
Aux bonheurs, aux merdes qu'on ne partagera pas

Mais ne coulera
pas une larme tu n'aimerais pas ça je sais
Pas une larme,

Pas une seule, tu vois

Car si le Paradis n'existe pas

Dieu l'inventera pour Toi


J'crois pas aux esprits, mais on parlera

Sans faire tourner la table, tu m'aideras
Oh j'renonce même à comprendre au fond pourquoi

Faut-il donc que ça tombe justement sur toi


Donc ne coulera pas une larme

Tu vaux mieux que ça

Pas une larme, pas une, crois-moi

Et puisque le Paradis n'existe pas

Toi tu l'inventeras


Oh non, ne coulera pas une larme

Car je sais ou tu vas

Pas une larme, pas une , crois moi
car même si le Paradis n'existe pas

Non ne coulera pas une larme

Pour un être comme Toi

Pas une larme, pas une sur moi

Car même si la Paradis n'existe pas

C'est là que tu vas

Pas une larme

http://www.musicme.com/#/Fred-Blondin/albums/J%27voudrais-Voir-Les-Iles-0731453210622.html

vendredi 13 mars 2009

au revoir ma gamine

J'ai tellement imaginé ce moment, et aussi triste qu'il soit, ça s'est passé comme j'avais toujours voulu. Ma crainte première était de partir avant toi, et te laisser seule à continuer de m'attendre et ne pas comprendre pourquoi je mettais autant de temps à revenir. L'autre de mes peurs était que tu partes dans la souffrance, écrasée par une voiture (c'est surement pour ça que je ne t'ai jamais laissé gambader seule) ou diminuée par une terrible maladie.
Non tu es partie comme je voulais, dans mes bras, sans angoisse, rassurée, comme chaque fois que j'étais là, rien ne pouvait t'arriver, puisque j'étais là. Je ne voulais pas que tu sentes la mort venir, et que tu aies peur. J'ai continué à te caresser, à te cajoler, à te rassurer, à te parler, sans pleurer pour que tu ne te doutes de rien. J'ai gardé mes larmes pour après. Dis-moi que maintenant tu es bien, que tu as rejoint le nuage de nonosses, un paradis comme une grande prairie, sans barrière.
Tu aimais tellement courir, piquer des pointes de vitesse avec ton allure profilée, et pourtant ça fait longtemps que tu ne l'avais plus fait, avec l'âge, tu marchais à une cadence plus raisonnable.
Je me rappelle de toi tout bébé, il y a 13 ans, c'était hier, et pourtant on en a vécu des choses toutes les deux. J'étais toujours là pour toi et toi pour moi, jamais l'une sans l'autre, avec toujours ce lien entre nous, cet amour tellement fort que rien n'aurait jamais détruit, et là encore maintenant je t'aime. Tu étais ma gamine, une gamine qui ne grandit pas et qui ne devient pas une ado insupportable... sans doute pour ça que je ne te voyais pas vieillir. Tu as tout supporté de moi et moi de toi : toi mes absences, moi tes conneries. Et pourtant en 13 ans, t'en as pas fait tant que ça, au contraire, tu étais tellement gentille, tellement douce et attachante. Et tous ceux qui ont un jour croisé ton chemin garde pour toi tellement d'affection, et tous aujourd'hui sont tristes. Tu étais tellement tout pour moi, mes mots de passe, et même mon blog porte ton nom.
Avant de te dire "au revoir", je voulais te remercier pour ces 13 ans d'amour, de fidélité. Merci d'avoir partagé mon quotidien, de m'avoir accueilli chaque soir. D'ailleurs c'est à ça que j'ai vu que la fin était toute proche, quand tu n'as plus pu te lever pour me dire bonjour!
Merci, merci pour tout. J'espère avoir tout fait pour ton bonheur, j'espère t'avoir rendu tout l'amour que tu m'as donné, et j'espère que tu es partie sereine, que tu as senti que j'étais là, que tu n'as pas eu peur. Et puis, promis ! on se retrouvera un jour!!

jeudi 5 mars 2009

le coup de gueule no.4 : la neige, encore et encore

Et voilà, c'est reparti pour 2 jours de neige, soit 2 jours de galère. Je me doute que pour beaucoup d'entre vous la neige , ce sont les montagnes blanches, le ski, la fondue, les vacances au pays de l'or blanc, et je suis d'accord avec vous : c'est une belle image de la neige
Mais lorsque la neige partage votre quotidien, les ennuis commencent tôt le matin. Eh oui, déja il va falloir se lever plus tôt. Bon de toute manière, depuis 5h du matin, le chasse-neige s'évertue à faire le plus de bruit possible pour vous empêcher de dormir.
Ensuite, il va falloir mettre tout en oeuvre pour sortir la voiture, oui celle-là même qui ressemble à un gros tas de neige, mais dessous, il y a bien une petite voiture rouge, je vous assure! Puis, une fois que votre tas de neige a retrouvé l'allure d'un véhicule à 4 roues (ça, c'est fait!), il reste à dégager le chemin! Et même, s'il n'est pas tombé plus de 20 cm de neige, le chasse-neige (toujours le même, celui qui vous a servi de réveil matin) a pris grand soin en déblayant la route de regrouper derrière votre voiture toute la neige qui recouvrait le bitume ! Dès ce moment-là, 2 choix s'imposent: soit vous reculez dans le tas, au risque de casser un phare, soit vous empoignez votre pelle et "haut les cœurs!!" Mine de rien, tout cumulé, ça prend facilement 20 minutes, d'où l'intérêt de se lever plus tôt (voir paragraphe plus haut). Dans votre timing il vous faut compter que tout ce travail hautement physique fait que dessous vos 15 kilos de fringues, vous avez transpiré (effet sauna garanti) et donc que vous êtes bon pour aller prendre une douche (re 20 minutes).
Néanmoins, tous ces efforts ont porté leurs fruits, puisque 40 minutes plus tard, vous vous retrouvez au volant de votre voiture, et si vous n'avez pas pris un peu de réserve sur votre timing en vous levant plus tôt (voir 1er paragraphe, je sais j'insiste mais c'est capital!) vous êtes déja fondamentalement en retard ! Pour ceux qui comptent sur la vitesse pour rattraper un peu leur retard, vous misez sur le mauvais cheval. Parce que sur la route, à moins d'accélérer et de prendre le risque réel de quitter la route et de vous retrouver dans un champs (donc là on oublie le retard de 40 minutes, vous allez perdre votre matinée), vous êtes quasi obligé de rouler à vitesse réduite. Bref, au lieu de 30 minutes de trajet, on passe à 45 minutes, et hop au compteur on affiche 55 minutes de retard !
Mais l'aventure ne s'arrête pas là. Vous êtes enfin devant votre lieu de travail, et là : pas de place de parc! Forcément, en cas de neige, vous n'avez le droit de vous stationner que d'un seul coté de la chaussée. Ça limite tout de suite les places de stationement ! Ensuite, je ne sais pas qui a choisi d'autoriser tel coté plutôt que l'autre, mais je vous garantie que ce type n'a pas de voiture! Parce que le coté autorisé est toujours le coté ou il y a des sorties de garages, devant lesquelles vous n'avez pas le droit de vous garer. Et hop encore une dizaine de place en moins ! Mais ce n'est pas tout ! Les places autorisées le sont à condition qu'il y ait au moins 4 mètres de distances avec le trottoir d'en face afin de permettre aux chasse-neige de circuler (qui, entre nous, sont là à 5h pour vous réveiller, mais qui doivent dormir en journée! Néanmoins vous devez leur laisser la place pour passer au cas ou ils ne dormiraient pas, ou pour les chasse-neige insomniaques!) Mais voilà, comme ils dégagent le coté de la chaussée qui est autorisé au stationnement, toute la neige qu'ils raclent, ou voulez vous qu'ils la mettent? et bien le long du trottoir d'en face! Du coup, le gros tas de neige d'en face réduit la chaussée d'un bon mètre et au final, quand vous vous garez, il reste à peine 2m50 de chaussée, et donc vous vous retrouvez en position de stationnement interdit avec en prime une belle amende ! Et tout cela, sans mentionner que pour trouver une place de parc, du coté autorisé de la chaussée et ce sans respecter les 4 mètres obligatoires, vous avez fait le tour du quartier pendant au minimum 1/4h- Ding ! 1h10 de retard. Toutes ces aventures pour arriver au boulot en retard, avec l'impression que vous avez déja fait votre matinée, tant vous y avez laissé toute votre énergie et au passage un peu de votre calme et patience légendaires.
Alors voilà, pour ceux d'entre vous qui ne connaissent de la neige que les joies et la beauté, il faut savoir que pour d'autres, le quotidien se résume à : comment aller d'un igloo à un autre?
Alors moi, voilà, c'est 1èrement, je me lève plus tôt, au son du raclement de la lame du chasse-neige, et ensuite je prends le bus !!