samedi 21 février 2009

Martin Rappeneau - Les figures imposées

A chacun ses mots et sa manière
La belle affaire
Je reste pour ceux que j'aime
Tu t'en vas vers les mêmes

A chacun ses gestes et ses regrets
Les grands effets
Je révise mes sourires
Tu retiens tes soupirs

Et moi qui nous croyais inséparables
Ce reflet c'était des larmes
Ces mots étaient silence
Mon mal était patience
Pour elle et sans regret

Et toi tu nous voyais dans un miroir

C’était pour fuir les regards

Ces mots étaient silence
Mon mal était patience
Pour elle et sans regret
Les figures imposées

A chacun ses phantasmes et ses rêves
Mais les deux s'achèvent
Je reste sur une idée
Tu préfères l'oublier

A chacun ses coups et ses blessures
La jolie rupture
Tu prendras tes bagages
Je resterai bien sage


Et moi qui nous croyais inséparables
Ce reflet c'était des larmes
Ces mots étaient silence
Mon mal était patience
Pour elle et sans regret

Et toi tu nous voyais dans un miroir

C’était pour fuir les regards

Ces mots étaient silence
Mon mal était patience
Pour elle et sans regret
Les figures imposées

Les figures imposées


http://www.youtube.com/watch?v=vcv7nSgUIa0&feature=related

vendredi 20 février 2009

La phobie du jour : le chiffre 6

Voilà, je vous l'avoue, j'ai une phobie : le chiffre 6 et par voie de conséquence tous les multiples de 6. Pourquoi le 6 ? mais pourquoi pas ? vous répondrais-je.
On a tous un chiffre qu'on préfère ? alors pourquoi pas un qu'on déteste ?
Mais la question demeure: pourquoi le 6 ?
Qu'est ce qu'on peut rattacher au 6 ? Le 6ème sens (le seul sens relié à rien, si ce n'est à l'intuition, et que tout le monde n'a pas). Alors qu'avec le 4, nous avons les 4 saisons, les 4 évangiles, le trèfle à 4 feuilles (merci la chance), le stylo à 4 couleurs (merci Bic) et même la semaine des 4 jeudis.
Le 6 nous offre le tournoi des 6 nations, qui fut longtemps celui de 5 nations avant que l'Italie n'essaie de jouer au rugby et qui pour une fois n'a pas peur du ridicule.. Puisque nous parlons du 5, celui ci nous propose les 5 continents, les 5 doigts de la main (pour le coté rationnel) et aussi le mouton à 5 pattes (pour le coté irrationnel), sans oublier le no.5 de Chanel (pour la sensualité).
Avec le 6, c'est les 6 faces d'un dé, que tant que tu n'as pas fait 6 tu ne peux pas sortir pour jouer aux p'tits chevaux (pas sympa), je vous épargne les 3 Six (Lucifer,Diable, Satan) et l'expression à 6 pieds sous terre, alors que plus poétiquement nous trouvons les 7 couleurs de l'arc-en-ciel, les 7 merveilles du monde, le jeu des 7 familles (qui se joue sans dé!!). Je passe rapidement sur le 8, symbole de l'infini et le zéro, celui du rien.
Pour ma part, il y a un seul truc qui me fit un jour ne plus aimer le 6, un truc stupide que je vais garder pour moi (c'est mon secret et en plus, c'est vraiment stupide). Quoiqu'il en soit, maintenant c'est systématique, chaque nombre, il faut que je le divise par 6 : le numéro de ma chambre d'hotel, l'immatriculation de ma voiture (ouf ce n'est pas un multiple de 6 , sinon...difficile d'en changer), les marches d'un escaliers, les secondes que j'attends à un feu rouge. (bon au feu rouge on n'a rien d'autre à faire si ce n'est que se curer le nez, donc compter les secondes, même si c'est con au moins ça demeure plus élégant).
Un jour lors d'une soirée, sous notre assiette, il y avait une numéro, pour un tirage cadeau plus tard..Le mien, évidemment, était un multiple de 6, alors mon voisin de droite a accepté d'échanger nos numéros. Lors du tirage au sort, j'ai gagné un coffret de parfum avec son numéro, alors que le mien d'origine était perdant... Fait du hasard ou malédiction du chiffre 6, je vous laisse choisir.....

PS : au fait, aujourd'hui ça fait six jours

mercredi 18 février 2009

Lettre à V.

Je ne te connaissais pas, même pas de nom, jamais entendu parler de toi. Une chose de sur maintenant c'est que je ne te connaitrai jamais, sauf à travers lui... Moi je voulais juste partager sa vie, les gens qu'il aime; je voulais connaitre tout de lui et je me suis sentie trahie par votre secret, le secret de votre amitié; je me suis sentie exclue et je l'ai rejeté, alors que maintenant que tu n'es plus, il avait le plus besoin de moi. Je sais, je n'ai rien compris, je me suis laissée aveuglée par une possessivité trop grande, par un amour trop grand. De sur je l'aime trop et je l'aime mal. Je ne sais pas pourquoi tu as quitté la fable, mais tu es partie trop tôt, car aujourd'hui il a besoin de toi. Alors j'espère de là-haut que tu veilles sur lui car moi je n'ai plus la chance de le faire.

mardi 17 février 2009

La question du jour no.3 : combien de temps ?


Jamais je n'oublierai mon dernier anniversaire : 42 ans et 1er jour de célibat après 3 ans moins 3 mois moins 3 jours de bonheur et d'amour. Encore aujourd'hui (3ème jour de célibat) je me demande comment cette rupture est arrivée? Sournoise, sans prévenir ou juste la conséquence d'une grande fatigue? d'un manque de communication? d'une grande fragilité cachée derrière l'image d'une femme active et forte? d'un manque de l'autre qui ne sera pas là, ni pour la St Valentin, ni pour votre anniversaire et que vous lui faites payer cher? ou est-ce simplement la faute du destin? que ce jour tant redouté était déja arrivé? Que c'était le bon moment pour nous de se séparer? Quelle que soit la raison, le grand perdant ce soir là, c'est vous même. J'ai beau me dire que dans le fond, ma vie quotidienne n'a pas changé : si on regarde de près, on ne se voyait pas la semaine, et seulement un week-end sur 2 ou 3, et quand je dis week-end, je parle de 24h. Alors pourquoi ce grand vide? Comment une personne peut-elle remplir votre vie avec quelques heures de présence physique par mois ? Parce que cette personne occupait toutes vos pensées et commandait combien de vos actes ? Vous mettiez telles fringues parce qu'il les aimait bien, vous achetiez toujours quelque chose pour lui en faisant vos courses (même si c'était de l'eau bleue pour les toilettes), vous programmiez au mieux votre emploi du temps chargé pour lui consacrer du temps : vous vous couchiez plus tard pour rester avec lui sur msn plus longtemps vu que vous aviez du passer chez votre papa et que vous arriviez plus tard à la maison, ou vous faisiez vos courses en semaine pour vous libérer le week-end... Alors maintenant que tout cela a disparu? Non pour l'instant ça n'a pas encore disparu, il est encore au coeur de vos pensées, et vous aviez encore acheté des petits trucs pour lui qui trainent maintenant sur le buffet... Mais avec le temps, cela va bien disparaitre? et comment se sent-on quand ce n'est plus là? Mieux ? Faut-il accélérer le processus et trouver à tout prix un moyen même futile pour remplir tout ce vide? Mais il y aura bien un moment ou le chrono s'arrête et ou on se retrouve seule avec soi-même, alors comment empêcher son image, vos souvenirs de vous envahir? Je sais qu'il y aura bien un moment ou son visage ne viendra plus hanter vos nuits, vos jours, ou vous arriverez à penser à lui sans avoir mal, mais combien de temps cela prendra-t-il?

dimanche 15 février 2009

triste Saint Valentin

Hier, vendredi 14 février, saint Valentin, autrement dit, fête des amoureux. Quelques soient les avis pour ou contre, qu'on la qualifie de fête commerciale ou de vrai rendez-vous pour tous ceux qui s'aiment, que l'on trouve stupide d'avoir besoin d'un jour pré-déterminé pour montrer son amour, ou on contraire que l'on trouve génial d'avoir un jour dans l'année oú on peut sans gêne dire à celui qu'on aime tout l'amour que l'on ressent et qu'on ne dit jamais assez...
Je pensais que les St Valentin les plus dures à vivre avaient eu lieu pendant toutes mes années de célibat, années pendant lesquelles j'ai essayé de considérer ce jour comme "un jour comme les autres" et de suivre l'avis des contre. Malgré tout quand vous croisez ce jour-là tous ces hommes avec un bouquet de fleurs, quand toutes vos collègues ont une soirée romantique de prévue, et bien quelque part, vous ne pouvez vous empêcher de les envier, d'avoir un pincement au cœur, et vous souhaiter qu'une chose : être au jour suivant.
Et puis un jour, c'est votre tour, enfin votre jour de gloire, alors que personne ne sait à votre travail que vous vivez le grand amour, celui-ci vous fait livrer un énorme bouquet de fleurs. Vous noyez le poisson en disant que c'est pour votre anniversaire, le lendemain. Mais le lendemain re beau bouquet.. Voilà ça c'était ma Saint Valentin de l'année dernière..
Et cette année me direz-vous ? Et bien cette année à l'heure ou tous les couples dinaient en amoureux, s'offraient des cadeaux, se noyaient dans le regard de l'autre, revivaient la magie de l'amour, le bonheur d'être deux et amoureux, et bien nous, à ce moment précis, nous on se séparait. Que vous dire de plus? Qu'on s'est trompé de date? Qu'on aurait du s'aimer plutôt que de se déchirer? Je peux juste vous parler du grand vide qui soudain vous envahit! Que d'une minute à l'autre, vous avez tout perdu. Que soudain vous n'avez plus d'oxygène, plus d'énergie et que pourtant il va vous falloir continuer seule, mais surtout sans lui. Alors aujourd'hui je ne peux que lui dire merci, merci pour ces presque 3 années, que je n'oublierai jamais tout ce qu'on a vécu et partagé et qu'il restera toujours dans mon cœur.

mercredi 4 février 2009

La recette du jour : le poulet au whisky




Je sais c'est connu, mais j'adore..


Acheter un poulet d'environ 1,200 kg et une bouteille de whisky.
Prévoir du sel, du poivre, de l'huile d'olive et des bardes de lard.

(Vérifier que vous avez un tube de mayonnaise, on ne sait jamais. )

Barder le poulet, le saler, le poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.
Préchauffer le four à température moyenne ( 220°C ou thermostat 8) pendant 10 minutes.
Se verser un verre de whisky et le boire.


Mettre le poulet au four dans un plat de cuisson approprié.

Se verser un verre de whisky et le boire.

Renouveler cette dernière opération.

…..

Après un quart beurre, fourrer l'ouvrir pour surbeiller la buisson du coulet. Brendre la vouteille de biscuit et s'envoynet une bonne rasade.

…..
Après un tard . un far t'heure... abrès un moment quoi, dituber jusqu'au bour. Oufrir la borte, reburner, revourner... mettre le noulet dans l'autre sens. S'asseoir sur une butain de chaise et se reverdir 2 ou 3 verres de ouisti.

….

Buire, tuire, cuire le loulet bandant une deni-heure.
Et hop ! 3 berres de blus.
Se rebercer une bonne voulée de poulet... non de visky.

….
Rabasser le loulet (qu'est tombé bar terre), l'ettuyer et le voutre sur un blat. Se béter la figure cause du gras sur le barrelage de la buisine.

Ne pas essayer de se reveler !

Déciver qu'on est bien par derre et binir la mouteille de misky.

…
Blus tard, ramber jusqu'au lit, et dorbir ze qui reste de la muit.

….
Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzer, manger le poulet froid avec de la mayonnaise en tube et nettoyer le bordel que vous avez mis dans la cuisine.

La semaine prochaine : la dinde au ricard !

dimanche 1 février 2009

Petites réflexions sur la vie no.2 : les parents suite...

Cette semaine, en parlant de la disparition de ma maman, quelqu'un m'a dit que j'avais de la chance qu'elle soit partie "en bonne santé" et que mon papa était là pour l'assister tous les jours parce qu'il n'y a rien de pire que de voir ses parents décrépir et de devoir les assister dans les tâches rudimentaires de la vie... c'est probablement vrai mais c'est comme tout : tant qu'on ne les a pas vécu soi-même, on ne peut pas comprendre, à la limite on imagine, mais la réalité est au delà...
Et voilà , en fin de semaine, mon papa est tombé malade, et ce soir, c'est mon tour de garde. Je dois vous dire que je suis une piètre infirmière, je ne sais pas ce qu'il faut faire ou pas, je n'y connais rien en matière de médicament; je ne sais pas si c'est bien d'en prendre plus ou moins, de sauter un tour parce qu'on ne le sent pas... Et en plus, quand c'est son papa, je ne sais pas comment on dit à son père "maintenant tu prends tes cachets et tu ne fais pas chier!"... Alors voilà je suis passée pour voir comment ça allait et franchement avant d'y aller je n'en menais pas large. Je me disais pourvu que ça aille, parce que sinon, suis nulle et suis dans la merde !
C'est bizarre, vous voulez être utile, et en même temps vous ne savez pas quoi faire, et quand vous trouvez un truc à faire vous ne savez pas si c'est bien ou pas. Par exemple, mon papa avait les yeux collé, alors je vais chercher un gant de toilette, une bassine d'eau tiède et je décide de lui nettoyer les yeux. A tout moment, je m'attendais à ce qu'il me dise, je n'ai pas besoin que tu me laves. Ce n'est pas évident de laver le visage de son papa comme on laverait celui d'un enfant !
Ô miracle, ça lui a fait super du bien d'avoir une lavette d'eau fraiche sur le visage. Et moi je me suis dit "yes, j'ai fait un truc de bien!" Ensuite, j'essayais de me mettre à sa place, alors vous vous retrouvez à lui demander s'il veut profiter d'aller aux toilettes pendant que vous êtes là, et en même temps vous croisez les doigts pour qu'il dise non, parce que pour vous, emmener son papa aux toilettes, vous n'êtes pas prête pour ça. Même si c'est jamais une tache plaisante, pour un enfant, vous ne vous posez pas la question et vous le faites, mais pour vos parents! Bien que cela ne change rien à la tâche, dans les faits, il vous semble que c'est énorme et que vous ne pourrez jamais. Après 1/2 heure et après avoir tout fait ce que je pouvais faire, je l'ai laissé dormir et je suis partie, mais pas avec le sentiment du devoir accompli. Je ne sais pas, je me sens comme si je n'avais pas été à la hauteur, j'aurais dû rester, et en même temps ça n'aurait rien changé si j'étais restée, ou alors je ne voulais pas rester pour ne pas avoir à en subir plus? mais si jamais il n'est pas bien cette nuit, il est tout seul. Mon dieu, pourvu que ça se passe bien cette nuit
! Je voudrais tellement en faire plus et en même temps je ne m'en sens pas capable. Jusqu'où sommes nous prêt à aller? ou sont nos limites ? Est-ce un devoir à tout prix ? ou juste une volonté de vouloir aider ceux qu'on aime mais sans garantie de réussite? et après, si je n'y arrive pas ? Que ce passerait-il si je n'assume pas ce nouveau rôle parents-enfants inversé ?